
Highlander Cattle au pacage dans les Vosges
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À la faveur de la certification, une nouvelle génération de propriétaires forestiers serait sur le point d'émerger? Au regard des audits effectués par PEFC ces quatre derniers mois en Lorraine, le coordinateur pourrait presque le croire. En octobre 2009, le tirage au sort l'a conduit chez Gaston Jost, un forestier "vosgien-américain" adepte d'une démarche d'agroforesterie associant l'élevage de vaches highlanders.
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| Débrousailleuse écologique ©
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Milieux ouvertsLoin d'être surpris, le propriétaire a accueilli les auditeurs avec bienveillance. "D'une part, parce que je trouve parfaitement normal d'être contrôlé lorsqu'on adhère à une logique de normes collectives mais, surtout, parce que cela m'a permis de tester la validité de ma démarche de gestion forestière", dit-il.
Introduit dans les Vosges dans les années 90 pour assurer le débroussaillage des déprises agricoles, l'élevage en semi-liberté des "highlanders cattle" est aujourd'hui considéré comme un excellent compromis entre la valorisation de l'espace et le développement économique. Tourisme et gastronomie aidant.
Une initiative locale
Dans le Parc des Vosges du Nord, les fonds de vallées finissaient par se reboiser, et les paysages se fermaient. Des espèces étaient menacées.
Les communes ont déterminé les parcelles prioritaires et le Parc a acquis des bovins à l'allure redoutable, des Highland Cattle, des “brouteurs de service public” qui produisent une viande savoureuse et originale que le Parc promeut auprès des bouchers et des restaurateurs locaux. |
Gaston Jost, pour sa part, ne réduit pas l'agroforesterie à l'entretien du paysage. Ce new-yorkais de naissance revenu sur le tard au pays mise sur une démarche "sylvo-pastorale" où la forêt à toute sa place. Alternant plantation et régénération naturelle sur son domaine de 200 hectares, le forestier-éleveur a réservé quelques 35 hectares de pâturages boisés à ses 16 vaches. "Outre la parfaite symbiose entre la végétation et le cheptel et le revenu complémentaire qu'il apporte grâce à sa viande de qualité, je constate une amélioration de la qualité des coupes avec des bois sur pieds plus clairsemés mais de dimension supérieure", affirme-t-il.
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Un membre de la famille Jost
et son troupeau © DR |
Au regard du référentiel régional, l'auditeur PEFC n'y a évidemment rien trouvé à redire. "Dans sa forme conventionnelle, la gestion forestière du propriétaire est parfaitement en phase avec nos objectifs. En ce qui concerne l'agropastoralisme que PEFC prend en compte pour la forêt méditerranéenne, aucun encadrement n'existe en Lorraine", ajoute Jérôme Martinez mais conclut-il, "si cette approche se développe, compte tenu de son intérêt environnemental évident, sans doute faudra-t-il la prendre en considération dans la politique de qualité."
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